Ce département est une terre sainte pour le cyclisme, offrant des routes qui tutoient régulièrement les sommets au-dessus de 2 000 mètres d’altitude. Bénéficiant d’un climat exceptionnel influencé par la proximité de la Méditerranée, les Hautes-Alpes garantissent aux cyclistes un ciel pur et des panoramas grandioses. Du Queyras sauvage au Briançonnais fortifié, en passant par le doux bocage du Champsaur, les parcours s’adressent aussi bien aux grimpeurs chevronnés qu’aux adeptes du cyclotourisme contemplatif. Le réseau de professionnels labellisés Accueil Vélo et la mise en sécurité régulière de certains cols majeurs facilitent grandement l’organisation d’un séjour sur ce territoire d’exception.
Véritable mer à la montagne, le lac de Serre-Ponçon constitue un pôle d’attraction majeur pour le cyclotourisme de moyenne altitude. Les routes en encorbellement qui surplombent cette immense retenue d’eau offrent des points de vue saisissants où le bleu de l’eau contraste avec le relief acéré des sommets environnants. Les parcours reliant Embrun aux différentes criques permettent de concevoir des boucles variées, idéales pour une sortie à la journée. C’est un terrain de jeu privilégié pour les vélos à assistance électrique, qui permettent de gommer les petites côtes courtes mais raides qui jalonnent les berges.
Pour les cyclosportifs, les Hautes-Alpes représentent un pèlerinage incontournable avec des ascensions qui ont forgé la légende du cyclisme mondial. Le col du Galibier, frontière naturelle avec la Savoie, et le col du Lautaret ouvrent la voie vers la haute altitude. Plus au sud, le col d’Izoard et son décor lunaire de la Casse Déserte offrent une expérience de grimpe unique et mystique. Enfin, le col de Vars et la montée vers la station de Risoul complètent ce catalogue de défis physiques où chaque lacet dévoile des panoramas minéraux grandioses.
À l’ouest et au nord du département, les barrières de haute montagne laissent place à des paysages de vallées bocagères et de rivières sauvages. Le Parc Naturel Régional des Baronnies Provençales et la vallée du Buëch proposent un relief plus doux et vallonné, idéal pour le gravel ou des sorties tranquilles loin du trafic. Le Champsaur, quant à lui, étouffe ses cultures au pied du massif des Écrins, offrant des petites routes de campagne particulièrement agréables à parcourir au printemps. Ces secteurs moins engagés physiquement permettent de découvrir la vie pastorale et le patrimoine montagnard à un rythme apaisé.