Le col de Vars (2 108 m) est le monument incontournable de la station, une route mythique empruntée à de multiples reprises par la Grande Boucle. Que l’on choisisse de l’affronter par son versant Nord au départ de Guillestre (une longue montée progressive de 19 kilomètres rythmée par la traversée des différents hameaux de Vars) ou par son versant Sud depuis Barcelonnette (plus court mais aux pourcentages redoutables dépassant les 10 % dans les derniers kilomètres), ce col exige un respect total. Le revêtement, parfait et large sur la partie haute, invite à la fluidité, mais le vent d’altitude et l’enchaînement des grands lacets chauffe rapidement les cuisses. Atteindre son sommet désertique, c’est s’offrir une plongée visuelle saisissante sur les sommets de l’Ubaye et de l’Italie toute proche.
À Vars, le VTT ne s’envisage pas comme une simple activité de station, c’est une exploration au long cours. Le domaine d’altitude offre un profil exceptionnel pour le Cross-Country et l’Enduro, avec des parcours qui débutent sur les crêtes pelées à plus de 2 400 mètres pour plonger, des centaines de mètres plus bas, dans la fraîcheur des sous-bois. La forêt de la Pinée est notamment réputée pour ses « singles » naturels, fluides et rythmés, où le pilotage devient un régal sur un sol souple fait d’aiguilles de pins et de terre noire. En VTT classique ou à assistance électrique (VTTAE), les pistes pastorales permettent également de s’évader vers le vallon de l’Escreins, une réserve naturelle préservée et totalement isolée du monde moderne, idéale pour une immersion sauvage.
Vars se prête remarquablement bien à la pratique du Gravel grâce à son vaste réseau de pistes forestières et pastorales construites à flanc de montagne. Les pistes qui contournent le massif de l’Eyssina ou qui mènent vers les remontées supérieures offrent un sol en schiste compact de grande qualité, propice à un excellent rendement. Rouler en Gravel ici permet de relier les différents hameaux (Vars-Saint-Marcellin, Marie, Sainte-Catherine) par les chemins de traverse, loin du trafic de la route du col.
La topographie de Vars est celle d’un territoire de transition : une longue vallée ascendante qui s’évase en un grand plateau d’altitude avant l’assaut final du col. À près de 2 000 m d’altitude moyenne, le corps est soumis à une raréfaction sensible de l’oxygène, ce qui accélère le rythme cardiaque dès les moindres relances. Les versants exposés au sud bénéficient d’un ensoleillement maximal qui assèche rapidement les pistes de terre calcaire, rendant les appuis parfois fuyants dans les virages.