Location de vélo avec Joe Bike
à La Clusaz

Posée à 1 040 mètres d’altitude dans un grand cirque montagneux dominé par les parois de la chaîne des Aravis, La Clusaz est une terre de sportifs au caractère bien trempé. Ici, le vélo refuse la transition : dès la sortie du village, le relief s’affirme de manière tranchée. Si la station a vu grandir des générations de champions de ski, elle est devenue en été le point d’ancrage des cyclistes à la recherche de pourcentages authentiques et de routes chargées d’histoire. On s’y installe pour l’ivresse des lacets suspendus au-dessus du village, pour aller chercher des cols cachés loin des grands flux et pour ressentir l’ambiance d’une montagne vivante où chaque coup de pédale fait grimper le compteur de dénivelé.

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Un terrain de jeu redoutable

Pour les cyclistes sur route lassés des tracés trop classiques, La Clusaz offre un terrain de jeu redoutable avec l’enchaînement de la Croix Fry (1 467 m) par sa variante la plus sauvage : le col de Merdassier. Cette route quitte l’asphalte principal pour s’enfoncer dans les bois par des rampes étroites et méconnues. Le profil y est brutal, avec des ruptures de pente qui flirtent régulièrement avec les 10 % au milieu des chalets d’alpage. C’est la grimpée des puristes, celle où le rendement dépend de la capacité à relancer dans les épingles serrées. Atteindre le sommet, c’est s’offrir une plongée visuelle saisissante sur le cœur du massif, là où la route semble flirter avec les falaises calcaires.

La traversée des pionniers : la mémoire de la Route des Grandes Alpes

Le col des Aravis (1 486 m) reste le juge de paix incontournable qui veille sur la station. Étape historique de la Route des Grandes Alpes, ce col est un véritable pèlerinage. Depuis le centre de La Clusaz, l’ascension s’étale sur un peu moins de 8 kilomètres. Les premiers hectomètres le long du torrent du Nom permettent de trouver son rythme avant que la pente ne se redresse au milieu des prairies de fauche. Ce qui fait la magie de cette route, c’est son ouverture finale : après l’effort des derniers lacets, la barrière de roche se déchire soudainement au sommet pour offrir un face-à-face royal et saisissant avec les neiges éternelles du massif du Mont-Blanc.

Le défi suspendu : le circuit panoramique du Crêt du Merle

Le secteur du Crêt du Merle, accessible par les petites routes de desserte de la station, propose un tracé en balcon très recherché par les cyclos exigeants. Ce réseau de voies secondaires en asphalte granuleux grimpe à flanc de montagne, dominant les toits en tavaillons du village. Le profil y est très rythmé, alternant rampes sèches et faux-plats salvateurs, offrant un terrain d’entraînement idéal pour travailler le punch tout en profitant d’une vue plongeante sur la vallée.

L'inertie du calcaire et le vent des combes

La topographie en cirque de La Clusaz influence directement les conditions de route. En été, les combes rocheuses canalisent l’air frais de la nuit, offrant des matinées idéales pour l’effort. Dès le début d’après-midi, la réverbération du soleil sur les grandes parois calcaires réchauffe rapidement le fond du vallon. Le cycliste doit être attentif à cette alternance d’ombres portées et de zones exposées, en particulier pour adapter son équipement et son hydratation.

FAQ

Les grands axes menant au col des Aravis et au col de la Croix Fry bénéficient d’un asphalte d’excellente qualité, régulièrement refait pour le passage des grandes épreuves cyclistes. En revanche, si vous vous aventurez sur les routes de liaison des hameaux supérieurs (comme les Confins ou le Gotty), la chaussée est plus étroite et granuleuse, ce qui demande une vigilance accrue dans les descentes à cause des résidus de gravillons après les orages.
Le relief de La Clusaz étant très montagneux, il n’y a pas de véritable voie verte plate dans la station. Le seul secteur relativement doux se situe en direction du fond de la vallée des Confins, mais il reste vallonné. Pour trouver des pistes cyclables entièrement plates et sécurisées, il faut descendre dans la vallée de Thônes ou rejoindre les bords du lac d’Annecy (à environ 30 kilomètres).
Le col des Aravis est un axe touristique très fréquenté en juillet et août (voitures, motos, camping-cars). Pour rouler sereinement, il est fortement conseillé de programmer ses sorties tôt le matin. Les automobilistes sont globalement habitués à croiser des cyclistes, mais l’étroitesse de certaines sections forestières impose de rester bien à droite et d’éviter de rouler de front.
Le village dispose de fontaines d’eau potable dans son centre historique, près de l’église. De plus, lors de l’ascension des Aravis ou de la Croix Fry, vous traverserez plusieurs petits hameaux équipés de bassins traditionnels en bois ou en pierre. L’eau y est généralement potable et très fraîche, idéale pour remplir les bidons avant les derniers kilomètres de montée.
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