Pour les cyclistes sur route, la montée des Orres est un sacré morceau qui sert régulièrement de juge de paix lors des étapes du Tour de France ou du Critérium du Dauphiné. Au départ d’Embrun, l’itinéraire propose près de 15 kilomètres d’ascension pour environ 1 000 mètres de dénivelé positif. Le profil est exigeant et soutenu, avec une pente moyenne qui flirte constamment avec les 7 % à 8 % sur un enrobé parfait. La route serpente d’abord au milieu des vergers et des petits hameaux traditionnels comme Baratier, avant de s’enfoncer dans une magnifique forêt de mélèzes. Chaque virage offre des échappées visuelles saisissantes sur la vallée de la Durance, faisant de cette montée un effort physique intense doublé d’un pur plaisir pour les yeux.
Si Les Orres font vibrer la communauté cycliste, c’est avant tout pour son Bike Park légendaire. Desservi par des télésièges débrayables ultra-rapides, le domaine s’étend jusqu’à 2 600 mètres d’altitude et propose un réseau impressionnant de pistes de descente (DH) et d’enduro. Conçu par des riders pour des riders, le park est réputé pour la variété de ses modules (passerelles, gaps, wallrides) et son flow unique à travers les bois. Pour ceux qui préfèrent le cross-country ou le VTT à assistance électrique (VTTAE), la station propose de superbes boucles panoramiques qui parcourent les crêtes, permettant d’accumuler le dénivelé sur des pistes larges avant de s’offrir des descentes techniques et grisantes.
Les Orres et ses environs offrent un terrain de jeu exceptionnel pour le Gravel. En s’écartant de la route principale, on accède à un réseau de pistes forestières suspendues en balcon au-dessus du lac de Serre-Ponçon. Le sol, composé de terre compacte et de schiste, offre une excellente motricité. Rouler en Gravel ici permet de relier la station à des sites sauvages comme le Méale ou les crêtes de Charance, offrant des sensations de pilotage uniques au cœur d’une nature montagnarde préservée et loin du trafic.
La topographie des Orres se résume en un mot : la déclivité. Le terrain ne propose aucun replat, imposant un effort constant dès les premiers lacets. À plus de 1 600 m d’altitude, la raréfaction de l’oxygène accélère le rythme cardiaque et corse la gestion de l’effort, surtout lors des journées de forte chaleur. Le revêtement routier est excellent sur les axes principaux, tandis que les sentiers VTT marient la souplesse des tapis d’aiguilles de pins aux zones rocheuses plus cassantes en altitude.