Pour les cyclistes sur route, Puy-Saint-Vincent est une grimpée en cul-de-sac typique des stations alpines, un effort pur contre la gravité. Au départ de l’Argentière-la-Bessée ou du village des Vigneaux en contrebas, l’ascension s’étale sur environ 11 kilomètres pour atteindre le site des Prés à 1 400 m, et peut se prolonger jusqu’à l’accès 1 600 m. Le profil est un modèle de régularité, avec une pente moyenne qui oscille constamment entre 7 % et 8 %. Les premiers lacets s’élèvent rapidement au-dessus du dôme de l’Argentière, offrant des points de vue vertigineux, avant que la route ne s’adoucisse légèrement en traversant les hameaux traditionnels (Puy-Saint-Vincent 1400). L’enrobé, large et bien entretenu, rend l’effort fluide, mais l’absence de replats exige de caler un rythme cardiaque régulier dès le pied de la montée.
À Puy-Saint-Vincent, la culture du pneu large est profondément axée sur la découverte et le plaisir du pilotage en sous-bois. Bien que la station propose quelques pistes de descente ludiques, sa véritable force réside dans son réseau d’itinéraires de Cross-Country et d’Enduro. En lisière du Parc National des Écrins, les sentiers serpentent sur des tapis d’aiguilles de pins, offrant un grip exceptionnel et un relief joueur, fait de mouvements de terrain naturels, de racines et de relances. En VTT classique ou à assistance électrique (VTTAE), le terrain permet de s’élever facilement vers le col de la Pousterle (1 763 m), un plateau d’altitude suspendu qui s’ouvre sur un panorama à 360 degrés. C’est le point de départ de descentes mémorables, fluides et accessibles, qui redescendent jusque dans la vallée.
Le territoire de Puy-Saint-Vincent est un joyau pour le Gravel. Le point central de la pratique est le col de la Pousterle, accessible par de larges pistes forestières en terre compactée de très haute qualité. Depuis ce col, les pistes redescendent en pente douce vers le vallon de l’Onde ou traversent en balcon vers la station de Pelvoux. Rouler en Gravel ici offre une immersion totale en haute montagne sur des pistes roulantes, sans les contraintes techniques du VTT pur.
La topographie se caractérise par des versants abrupts en vallée qui laissent place à des replis plus doux en altitude (les Prés, la Pousterle). L’absence de vent du Nord (le fameux mistral alpin) rend les ascensions plus agréables thermiquement, mais le soleil tape fort sur les versants Sud. À 1 600 m, l’effort demande une bonne gestion de l’hydratation. Les sols forestiers sont souples et terreux, tandis que les crêtes sommitales présentent un schiste calcaire plus sec.