Pour les cyclistes sur route, Arêches-Beaufort est synonyme de défi athlétique hors catégorie. Si le Cormet de Roselend (1 968 m) est un classique du Tour de France, long et majestueux au milieu des parois rocheuses, c’est le terrible Col du Pré (1 703 m) qui fait trembler les jambes des grimpeurs. Au départ de Beaufort, cette ascension de 12 kilomètres affiche une moyenne effrayante de près de 8 %, avec de longues sections interminables à plus de 10 % à l’ombre des forêts de résineux. L’effort y est intense, presque brutal, mais la récompense au sommet est unique au monde : une bascule immédiate sur une route suspendue qui traverse le barrage de Roselend, offrant un panorama grandiose sur les eaux turquoise du lac et l’aiguille du Grand Fond.
Arêches-Beaufort est une terre de pèlerinage pour le VTT, mondialement connue des amateurs d’Enduro et de Cross-Country technique. La topographie locale offre ce que la montagne fait de mieux : des sentiers entièrement naturels, tracés par le passage des bêtes et des randonneurs. Grâce aux remontées mécaniques (télésiège du Grand Mont), vous accédez rapidement aux crêtes d’altitude pour vous offrir des descentes interminables de plus de 1 000 mètres de dénivelé d’un seul bloc. Le pilotage ici est roi, exigeant une lecture précise du terrain entre les dalles de schiste, les racines en forêt et les épingles serrées. En VTT à assistance électrique (VTTAE), les pistes pastorales permettent de grimper jusqu’aux balcons du mont Bisanne pour rouler face au massif du Mont-Blanc.
Le Beaufortain est un eldorado pour le Gravel d’aventure. Le réseau de pistes en terre qui gravite autour des barrages de Roselend, de la Gittaz et de Saint-Guérin offre des parcours d’une beauté sauvage absolue. Les chemins d’alpage, faits de terre compacte et de gravier d’ardoise, permettent de contourner les plans d’eau et de s’enfoncer au pied des glaciers. Des braquets ultra-souples y sont indispensables pour franchir les pistes d’accès aux fermes d’alpage, là où le fromage est fabriqué.
La réalité du terrain à Arêches-Beaufort tient en deux mots : pente et humidité. Les vallées sont étroites et encaissées, ce qui signifie que la moindre sortie commence par un mur. La proximité du Mont-Blanc apporte une météo changeante et une humidité qui préserve des sols très verts. Sur les sentiers, la terre noire des sous-bois offre un grip magique par temps sec, mais les racines et les pierres de schiste deviennent de vrais miroirs dès qu’une averse s’invite.